En ce weekend d’Octobre nous nous sommes donc déplacés à Belfast en Irlande du nord pour participer à la coupe d’Europe de football australien avec la sélection française, tournoi qui se déroulait toute la journée. Les « cocks » présents n’étaient autre que Jacques Rossart, Julien Bonnefoi et moi-même, mais nous étions aussi accompagnés par Dave O’Hanlon, en tant qu’arbitre, et Phil Lenzenhuber, qui lui joue pour l’équipe d’Allemagne.

 

Dès notre arrivée, nous nous sommes très vite rendu compte du temps qui allait nous guetter pendant la compétition du lendemain, en effet, le climat d’Irlande du nord n’est pas humide, il « fait juste mouillé » (Copyright Julien Bonnefoi), et quand il ne pleut pas, c’est qu’il va pleuvoir dans moins de 10 minutes…

Cependant, la température n’était pas trop fraîche, et nous avons découvert les terrains sur lesquels la compétition allait se dérouler : de vrais billards, ça allait vraiment nous changer de nos terrains français !

 

Nous savions déjà dans quel groupe nous allions commencer la compétition : nous le partagions avec le Danemark, qui pour la première fois présentait une équipe dans une compétition à 9, et la Hollande, finaliste de la dernière édition de la coupe d’Europe à Milan.

 

Notre premier match se déroula tôt dans la matinée, et nous jouions les danois, qui s’étaient déplacés avec peu de joueurs et assez jeunes de surcroit, et nous nous sommes fait surprendre. Nous maitrisions le match mais sans prendre le large, et pendant la deuxième période, le Danemark est passé devant et nous avons perdu 15 à 24.

 

  

Assez déçus par notre performance, nous nous sommes réunis et avons parlé de la situation. Nous avions déjà vécu ça l’année passée, notre groupe n’avait pas été facile, et le problème de ces compétitions, c’est qu’il faut être tout en haut de la poule pour pouvoir prétendre aux premières places finales. Il nous fallait donc réagir contre la Hollande pour notre dernier match, nous ne pouvions pas en rester là et terminer encore dans le fond du classement. Nous avons donc décidé de jouer ce match comme une finale, et sommes arrivés plus déterminés que jamais, contre un adversaire qui venait de battre le Danemark, mais qui ne nous avait pas du tout impressionné cependant…

 

Et les automatismes apparurent, la ligne de milieu tourna comme il faut, tout le monde pouvait alors donner tout ce qu’il avait dans le ventre, les avants se sont placés dans de bonnes conditions, et ce fut une avalanche de buts. Les hollandais étaient occis, ils ne s’attendaient vraiment pas à cela, et n’ont quasiment pas pu développer leur jeu tant nous étions sur tout les ballons. Le résultat final était sans appel : 41 à 1, nous prenions à notre plus grande surprise la tête de notre groupe, et allions pouvoir jouer contre les autres meilleures équipes de la compétition. Nous étions alors garanti de terminer dans les 6 premiers, ce qui n’avait pas été réalisé depuis longtemps.

 

Les « quarts » allaient se jouer contre l’Angleterre, et hélas, malgré toute notre motivation, nous n’étions pas de taille à pouvoir les battre. Cependant nous avons joué vaillamment, et sans complexe. Les joueurs anglais, eux, nous ont montré l’étendue de leur technique, tant dans le jeu en lui-même que dans les coups bas. Ils étaient certes bien meilleurs, mais il nous reste un goût amère de cette défaite, car ce n’est pas le score de 80 à 14 qui nous a fait si mal, mais plutôt le comportement de l’équipe d’en face, qui n’a jamais été sanctionné pour les semelles essuyées sur certaines de nos chevilles ou les insultes proférées… La conclusion est que les joueurs anglais n’avaient surement pas besoin de ça pour gagner ce match, et pourtant, ils l’ont fait…

 

Nous allions donc devoir jouer le match pour la 5ème place contre l’Ecosse, qui nous avait battus l’année d’avant lors du dernier match de la compétition. Il nous fallait donc prendre notre revanche, ce que nous fîmes très proprement, sans avoir recours à aucune provocation de n’importe quelle sorte. Il faut cependant noter que la fin de la journée approchait, et que chacune des deux équipes avait déjà 3 matchs de 25 minutes dans les jambes, les organismes commençaient à se fatiguer et les crampes arrivaient. Les écossais n’ont pas réussi à tenir physiquement face à nous, mais de notre côté, la précision n’était plus au rendez-vous. Le score final fut de 31 à 5, match beaucoup moins disputé que l’année d’avant.

 

  

 

Nous terminions donc à la 5ème place de la compétition, c’est dire si le football australien en France a fait des progrès, à 9 comme à 18, et ce surtout depuis la coupe du monde jouée en Australie l’été dernier. La journée fut couronnée par la récompense de Loïc Raphael de Bordeaux, notre Full Back, qui reçut la distinction de meilleur défenseur de la compétition. Encore bravo à lui, avec énormément de temps de jeu, il a réussi à ne jamais se faire déborder par les attaques adverses et à tenir en marquage son joueur de façon admirable !

 

La compétition fut finalement remportée par l’Irlande, qui avait battu les anglais en demi finale, et qui écrasa la Croatie en finale sur le score de 41 à 14. Les irlandais, quasiment intouchables pendant la compétition, et actuels champions du monde à 18, nous ferons vraisemblablement l’honneur de venir jouer contre la France en France cette année, ils se sont dits « impressionnés » par les progrès réalisés en si peu de temps, et ça, nous ne l’oublierons pas non plus !

 

François