Nous nous sommes tous retrouvés entre français de nouveau le vendredi 21 Septembre au soir, à Edimbourg, Ecosse, pour y disputer l’Euro Cup de football australien. Alors bien entendu, les clichés nous traversaient déjà la tête, et nous nous attendions tous à passer une journée de compétition sous la pluie battante venue des Highlands du début de l’Automne… Première surprise le matin du Samedi, la température était certes un peu fraiche, mais le soleil lui était bien seul au milieu du ciel.

 

Nous connaissions déjà notre groupe, et nous allions devoir jouer contre la Suède, puis la redoutable Croatie, pour enfin finir la matinée avec l’équipe d’Autriche. Ce groupe n’était donc pas le plus facile, la Suède se déplaçant toujours avec des joueurs de qualité, d’un pays où ce sport est implanté depuis une vingtaine d’années, la Croatie vainqueur de la compétition il y a deux ans à Milan, avec son lot de grands joueurs expérimentés, techniques et bagarreurs, et l’Autriche, présente à chaque compétition depuis presque une dizaine d’années, qui certes ne fait pas toujours de bons résultats mais peut créer la surprise sur un match de 24 minutes…

 

La sélection française était composée de joueurs qui avaient pour la plupart déjà représenté la France dans différentes compétitions (Euro Cup précédentes, mais aussi match amicaux internationaux et bien entendu Internationnal Cup). On y retrouvait cependant quelques nouveaux appelés, et dans l’effectif total 3 parisiens :

  • Wilfried Houvion, Nicolas Robert et moi-même (Paris)
  • Alban Schieber, Pascal Ivora, Benoit Macaud, Samuel Séjourné, Loïc Raphaël (Bordeaux)
  • Emilien Martinez, Grégoire Patacq, Julien Gil, Sylvain Maylié, Jérôme Denerf (Toulouse)
  • Jo L’Hotellier (Strasbourg)
  • Guillaume Lautré (Montpellier)
  • Leon Gribet (Bristol Dockers)

Guidé par notre entraineur Thomas Urban, nous avons donc eu une dernière discussion dans le vestiaire avant d’attaquer les échauffements et notre premier match de la journée. Nous ne savions pas exactement à quoi nous attendre, et notre grosse difficulté à nous les français, a toujours été de bien débuter et de trouver rapidement nos marques, nous qui ne nous entrainons que rarement tous ensemble du fait de la proximité des villes où notre sport est joué.

Cependant, nous savons que dans ce type de compétition, éprouvante car les efforts sont de courte durée mais répétés sur toute la journée, il est très important de gagner les premiers matches de poule, car c’est ce qui détermine ensuite notre classement final. Notre objectif était donc d’atteindre les deux premières places à la fin de la mâtinée.

 

Hélas, ça n’a pas été le cas, car même si nous avons commencé à mené contre les suédois, ceux-ci ont renversé la tendance en deuxième période, et même si après coup, nous étions un peu dégoutés de les voir gagner alors qu’ils étaient à notre portée, nous nous sommes quand même battus proprement (9-17).

Nous attendaient ensuite les croates, qui eux avaient gagné leur premier match contre l’Autriche. Il est clair que nous ne les avons pas souvent rencontrés, cependant leur réputation les précèdent : durs dans le jeu, précis et technique… Malgré tout nous avons entamé le match sans complexes et les avons mis en difficulté dans le jeu, si bien qu’en fin de première mi-temps nous collions au score. Ce n’est qu’en fin de deuxième période qu’ils ont forcé leur talent pour prendre deux buts d’avance(29-11). C’était notre deuxième défaite de la journée, mais pour le coup nous n’étions pas complètement abattus. Tout allait se jouer pour nous dans la 3ème rencontre, contre l’Autriche. Nous allions de toute façon terminer à la 3ème ou 4ème place du groupe, le nouvel objectif était donc d’atteindre la 3ème place avec un maximum de pourcentage de points, pour un meilleur tirage dans la suite de la compétition.

L’Autriche elle aussi avait perdu tout ses matchs, cependant ni eux ni nous ne voulions finir avec la cuillère de bois dans ce groupe, nous nous attendions donc à un combat âpre pour le ballon et à une équipe qui ne lâcherait pas si facilement que ça… Hélas pour eux, nous étions vraisemblablement plus à même de gagner, et grâce à un pressing incessant, nous avons eu le contrôle du ballon très souvent dans le match, le résultat fut sans appel (69-1). Les talents et les gestes techniques ont alors commencés à se faire voir côté français, avec une spécial de Wilfried qui a traversé la moitié du terrain avec le ballon et finit par marquer, des marques et des relances de Nicolas qui paraissait très stressé au début de la journée, et des buts à n’en plus finir d’Alban et de Grégoire. Nous terminions donc 3ème avec la meilleure différence de buts de la compétition.

Nous nous retrouvions donc dans une poule avec tous les autres 3èmes des autres groupes afin de déterminer en quelque sorte qui serait premier du deuxième tableau de la compétition (Bowl Cup). Nous étions alors susceptibles de rencontrer le Pays de Galles, l’Espagne, mais c’est finalement l’Ecosse, chez elle, que nous allions devoir battre pour aller en « petite finale ».

Pendant ce temps, les filles elles aussi ont joué et Bérengère nous a fièrement représenté du côté des Crusaders européennes. Le match a été très engagé entre son équipe et l'équipe féminine irlandaise, qui a gagné à la fin mais avec un très petit écart. Cela a enfin prouvé par la même occasion que le niveau se resserrait lui aussi chez les filles, et que la seule Irlande de dominait plus aussi fermement l'Europe qu'auparavant! Wilfried cru bon d'ajouter sa touche personnelle en se déguisant alors en "Super Français" pendant la mi-temps du match et en volant au dessus du terrain... Si si, tout le monde y a cru!!

Représentée depuis longtemps dans ce type de compétition, l’Ecosse était cette année dotée d’une équipe au complet, mais les organismes, d’un côté comme de l’autre, avaient beaucoup travaillés dans la mâtinée, et les écossais, bien que combattifs en première période, se laissèrent déborder en deuxième, certains de leurs attaquants ne touchant pas un ballon du match, ce qui nous permit de prendre un peu plus le large.

Nous étions donc en finale, et l’Espagne se présentait alors entre le « Bowl » et nous. Malgré leur motivation sans failles, les espagnols étaient peu nombreux et avaient déjà quelques blessés. Ils eurent donc beaucoup de mal à endiguer le flot dévastateur des français, qui certes au début étaient très maladroits, mais qui au fur et à mesure de la rencontre se trouvèrent de plus en plus facilement. Là aussi, le score fut sans appel (74-5), et nous remportions de ce fait la Bowl Cup, en étant par la même occasion premiers du deuxième tableau.

 

Ecrit par François Daniel